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19.09.2011 21:20 Il y a : 8 yrs
Catégorie : DU TAC AU TAC
Auteur : Bernie

N°6 “Le Pirate des Iles”


“Le Pirate des Iles”

7H30

- Déjà levé Victor ?

Anne venait d’entrer dans la cuisine, surprise de trouver son mari équipé de pied en cap.

- Tu vas encore pédaler ce matin ? ajouta-t-elle un rien ironique.

- Ben, oui ! J’suis hors de forme... Et si je veux être prêt pour “l’Ardéchoise” , j’ai pas le choix

Victor semblait pressé. En vitesse il avalait un jus d’orange, l’oeil rivé sur la pendule.

- Tu ne déjeunes pas mon chéri ?

- Non je file. J’ai prévu de faire 100 bornes ce matin. Alors...

Anne partait travailler. Victor, lui, partait pédaler. Anne songea amèrement que c’étaient toujours les mêmes qui se la coulaient douce. D’où une irrépressible envie de l’égratigner quelque peu.

- Qui comptes-tu séduire en chemin mon chéri ? Douché, rasé et parfumé ainsi. Crois-tu que ça vaille la peine... pour transpirer et sentir mauvais à ton retour ?

Victor ne répondit pas. Il haussa les épaules et se dirigea vers le garage.

- N’oublie pas ton portable ! ça peut servir, lui cria-t-elle.

- Il est éteint ! Vide... Plus de batterie ! Je le mets en charge. Je m’en passerai, tant pis, répondit Victor agacé

Ses chaussures cyclistes claquèrent comme des castagnettes sur le sol carrelé. Il empoigna son vélo et l’équipa de deux bidons de boisson. Ration nécessaire afin d’assurer une sortie de trois heures et plus.

Une fois dehors, il enfourcha sa monture de titane et partit en tournant lentement les jambes. Gonflés à bloc, ses fins boyaux chuintaient de plaisir, heureux de la douceur lisse du goudron. Cette longue sortie se présentait sous les meilleurs auspices.

Par dessus les toits, un joli ciel bleu annonçait une journée belle et chaude comme il les aimait. Ces matins d’été, le monde lui appartenait. Il retrouvait en lui l’enfant qu’il était il y a quelques décennies. Léger et heureux, face à cet immense espace de liberté et de bonheur posé devant lui jusqu’à la rentrée de Septembre.

Mais 800 mètres et trois minutes plus tard, surprise : Victor s’est arrêté net.

Il a mis pied à terre devant une coquette maison aux volets bleus, puis sans hésiter s’est engagé sur le perron.

Surprenante aussi, son attitude. Regards à droite, regards à gauche...

Promptement il a fait sauter le vélo sur son épaule, et de son maillot a extrait une petite clé jaune. Une fois encore, il a vérifié qu’il n’était pas suivi, et subrepticement a ouvert la porte d’entrée. Un chat noir s’est jeté dans ses jambes, se carapatant dare-dare dans la rue.

- Putain de bestiole ! Il m’a foutu les chocottes ! A-t-il maugrée à voix basse.

Doucement, la porte bleue s’est refermée... Et Victor a disparu.

7H55

La rue est vide.

Seul un chat noir gratte rageusement la porte pour rentrer chez lui.

Silence épais. La maison semble dormir profondément. Victor a posé son vélo dans le hall d’entrée. Appuyé contre le mur. Devant le grand miroir, lentement... il s’est déshabillé ! Un reflet lui a renvoyé son image. Nu et souriant, ses vetements à la main.

“Pas mal ! pour mon âge ! a-t-il jugé, satisfait. Allez, allons-y. Les marches au bois ancien, ont légèrement gémi sous ses pieds.

Qui a dit : “Le meilleur moment c’est quand on monte l’escalier.” se demande-t-il à chacune de ses visites. Quel qu’en soit l’auteur, ce propos est d’une grande pertinence, estime-t-il, le coeur battant.

Sur le palier sombre, il a poussé une porte, et s’est engagé sur le parquet ciré. A tâtons, il a laissé choir ses vêtements sur la bergère Louis XV. “Quel délice Alice, tes petits scénarios coquins...” pense-t-il en avançant dans la pénombre.

Alice, il l’a rencontré cet hiver, lors d’une visite d’appartement. Accorte et plantureuse quadragénaire souffrant d’un mari toujours absent, elle envisageait une séparation. Dans cette perspective, elle avait fait appel à ses services d’agent immobilier à la réputation établie. Au cas où...

Cette grande brune à la sensualité débordante, avait éveillé en lui bien des émois. Pas suffisamment jolie, et par trop aguicheuse à son goût, il était peu probable qu’il en tombât amoureux. C’était donc parfait. Le plaisir, oui. Les complications, non.

Un rapprochement des plus intimes s’avérait inéluctable. Il s’opéra naturellement, quelques jours après leur première rencontre.

Follement imaginative, Alice adorait qu’il la rejoigne tot le matin encore assoupie dans les bras de Morphée. Adolescente, elle rêvait souvent d’un beau pirate des îles, séduisant et un brin brutal. Il l’enlevait et la retenait captive dans son repère : un îlot perdu des Caraïbes. Lorsqu’elle lui fit cette confidence, cela rappela à Victor un vague film d’Errol Flynn vu dans son enfance. Ce rêve devenu depuis lors fantasme, ne l’avait jamais quittée.

Aussi , deux fois par semaine, à sa demande, se glissait-il dans la couche d’Alice jouant le rôle du brigand superbe de ses rêves de jeune fille.

Faux voleur, violant l’intimité de sa maison, il venait la surprendre... et la prendre, dans son sommeil, selon un scénario bien établi.

A demi consciente, Alice partagée entre peur et désir, tressaillait de bien-être. Pour le jeu, une résistance de principe s’imposait. Puis, rapidement vaincue, la belle s’offrait alanguie à son conquérant.

Sa peau était douce et tiède. Son corps aux forme de contrebasse, longtemps vibrait sous les doigts virtuoses de son “Pirate des Iles”. Lequel en tirait des sons graves et gémissants.

Les premiers temps, Victor peu joueur, n’apprécia guère ces jeux qu’il jugeait puérils, sinon pervers. Mais le temps aidant, il s’y habitua. Mieux, même, il leur trouva bien vite beaucoup de piquant. Au point de s’y adonner dès lors avec délectation. L’absence, durant la semaine de Gros Jean (ainsi appelait-elle son mari), facilitait ces “jeux de rôles”, chaque fois enrichis et bonifiés.

Aussi ce matin, c’est fort émoustillé qu’il souleva délicatement le fin drap de soie sous lequel, telle une chatte endormie, ronronnait sa lascive maîtresse.

Les instants qui suivirent, furent pour Victor, sans nul doute les plus intenses de son existence. De ceux qui restent à jamais ancrés dans la mémoire d’un homme.

Alors qu’il plaquait son bas ventre sur l’opulent fessier tant désiré tout en bisouillant la nuque aimée, il eut un doute. Un énorme doute. Il y avait comme une erreur quelque part !

La fesse était trop grosse, trop flasque et surtout... velue. La nuque épaisse, et son odeur aigrelette. Par un réflexe naturel, ses mains simultanément se mirent en action. La gauche chercha la chevelure courte et soyeuse d’Alice. Elle ne rencontra qu’un crâne chauve bosselé. La droite, furtivement glissée à la jonction des cuisses, découvrit sous ses doigts... un mol appendice, qu’elle identifia illico avec répulsion.

Aussitôt, un hurlement terrible déchira le noir épais de la chambre.

Victor avait déjà compris.

Comme mu par un ressort, Gros Jean giclait hors du lit, beuglant tel un cochon qu’on égorge :

- C’est quoi ce bordel !... Putain c’est quoi ?...

Dix secondes de démence suivirent le cri de Gros Jean, qui, écrasant d’un poing rageur l’interrupteur, éclaira la chambre d’une lumière crue.

- Salaud !... pédé !... Non mais !... je vais le tuer ce dégueulasse !...

Scène ô combien surréaliste ! L’image douce de la délicieuse Alice, subitement remplacée par celle, hystérique d’un gros type mou et laid. Le visage rougi par la bonne chère et les libations, il gesticulait dans cette chambre où normalement il n’aurait pas dû se trouver. Victor pétrifié tentait de comprendre cet invraisemblable changement de scénario. Que faisait là ce gros con ?

Et où donc était passée Alice ? Quand Gros Jean tira le tiroir de la commode en éructant de nouveau : “Je vais le tuer !” Victor sut aussitôt ce qu’il cherchait. Dans ce tiroir, le mari d’Alice cachait une arme. Un pistolet d’officier, souvenir de sa guerre d’Algérie.

Une trouille terrible lui fouailla le ventre. Alors sans hésiter il se rua vers la porte et se jeta dans l’escalier. Gros Jean gêné par le lit se lança à sa poursuite, un poil en retard. Victor dévalait déjà les marches sur le dos, plus vite qu’il ne l’aurait souhaité. Dans le hall, il se retrouva cul par terre, le nez dans son vélo ! Une seconde de réflexion : “Merde mon vélo ! Sauvons ça au moins !” Derechef il l’attrapa par la selle. Tira le penne. Ouvrit, et se retrouva dehors après avoir claqué la porte d’entrée. Merde mes fringues ! Elles sont restées dans la chambre, pensa-t-il effaré.

Dans son dos un lourd fracas l’informa qu’un quintal de mauvaise viande venait de débarouler dans l’escalier... avant de s’écraser contre la porte. Le bruit métallique du pistolet rebondissant sur les marches en accompagnait la descente.

« Vic, casse-toi vite ! »   se dit-il, pris de panique.

Il était nu comme un ver, son vélo à la main. Hébété. Un bref instant il hésita.

Plutôt mourir que... Mais il changea vite d’avis. Dans son dos, ça s’agitait ferme. Fou de rage Grosjean se relevait déjà et allait le flinguer c’était sur !

Dans l’existence il y a deux grands cas de figure : on est mort, ou on est en vie. Il choisit de vivre. Aussi malgré l’angoisse qui l’étreignait, il sauta sur son vélo. Le coeur affolé, il fonça droit devant lui.

Pas terrible de pédaler pieds nus sur des pédales automatiques ! Mais le plus douloureux... c’était ses fesses ! Non maintenues, elles avaient une certaine propension à s’ouvrir sur l’étroite et dure selle de carbone. Mais bon !... en serrant, ça pourrait peut-être aller.

Ces quelques secondes de folie avaient anesthésié son esprit. Mais peu à peu sa lucidité revenait. De même une conscience aiguë de sa situation ô combien avilissante et dégradante. C’était complètement ubuesque ! Il pédalait nu sur un vélo de course, à deux pas de chez lui, au moment où la rue commençait à s’animer.

Lorsqu’il déboucha nez dans le guidon sur le grand carrefour, ce qu’il vit le frappa de stupeur. En travers de la route, un bus accidenté bloquait les feux tricolores causant un embouteillage monstre.

Dix ans de sa vie, il aurait donné Victor pour s’enfoncer dans le bitume et disparaître sous terre. Terrorisé tel un oiseau égaré se cognant aux vitres, il zigzaguait en danseuse, cherchant un passage entre voitures et piétons.

Dans le bus, nez collé aux vitres, une poignée de voyageurs virent médusés, passer un extraterrestre pédalant dans la tenue d’Adam.

- Un striker !... cria un jeune garçon le doigt pointé dans sa direction.

Aussitôt vingt têtes hilares le rejoignirent. Ravis, les enfants applaudissaient, tordus de rire.

- Il est où ?

- Là ! R’gardez... C’est fou !

- Ouais ! un striker comme à Wimbledon à la télé ! hurla l’un deux. Il est à poil ! Complètement à poil ! V’nez voir les gars !...

Un instant Victor dut mettre pied à terre. La rue était bloquée. Il leva la tête vers le bus Atterré, il reconnut le fils d’un de ses clients. Lequel, l’identifia aussitôt. Très excité le garçon cria : “Dumoulin ! c’est Dumoulin l’agent immobilier ! On l’connait bien !...” Un énergumène brailla sur l’air des lampions, un imbécile : “Dumoulin tête de chien !...” qu’il jugea déplacé.

Accablé de honte, Victor se faufilait tête baissée dans la circulation. Il imaginait bien l’effarement de tous ces gens, le découvrant, lui, Dumoulin, en cycliste obscène. Un conducteur outré, klaxonna. Puis deux... puis cinq... dix... vingt peut-être. Bientôt un tohubohu indescriptible accompagna Victor dans son slalom urbain. Des cris aussi : “Salaud !... Vicelard !... Bravo l’immobilier !...”

Livré à la vindicte populaire il recevait des bordées d’injures et lazzis blessants comme des projectiles .Devant l’abri bus, une petite fille s’esclaffa :

- Maman, regarde ! C’est Dumoulin !

Interloquée, la mère qui avait bien reconnu Victor, rétorqua, troublée :

- Mais non chérie, c’est pas lui ! Allez viens vite ! Si, c’est lui qui nous a vendu la maison. J’t’assure !

Dumoulin, qui avait entendu, lui lança au vol :

- Non, c’est pas lui, idiote ! Et puis... et puis... j’t’emmerde ! gueula-t-il au comble de l’exaspération. Il fut surpris par sa grossière répartie. Elle ne ressemblait guère à l’homme courtois et délicat qu’il pensait être.

Une pensée saugrenue lui traversa alors l’esprit. Sans doute était-il le seul à Lyon... voire en France même, à vivre, ou avoir vécu, une situation aussi rocambolesque. Un instant il s’enorgueillit du caractère exceptionnel, sinon unique de cette expérience follement incongrue.

Dans sa tête émergeait également une étrange sensation. Une forme d’exaltation grisante et jouissive. Certes, il était de ces gens que leur entourage qualifie de joyeux drille. Parfois même, un rien exhibitionniste. Mais de là à trouver jubilatoire un tel moment !... Cela le contraria. On pense souvent à tort, être mieux que ce qu’on est, se dit-il in petto. Gagné par cette coupable euphorie, il envisagea même un instant lever les bras tel un coureur franchissant en vainqueur la ligne sous les bravos.

Heureusement, cet égarement équivoque ne fut que passager. Déjà il se ressaisissait, cherchant impérativement à fuir au plus vite. D’autant plus vite, qu’une voiture de police toute sirène hurlante, tentait de le prendre en chasse.

Il s’encouragea :

- Deux cent mètres Vic ! Déchire-toi... et fonce, bordel !

Ce qu’il fit en écrasant les pédales. Il vira un coup à droite. Puis un coup à gauche. Et en un ultime effort, plongea vers le chemin du Moulin dans un déboulé rageur.

Enfin, soulagé il retrouva le calme. Les oiseaux piaillant dans les feuillages des jardins alentour, accompagnèrent son arrivée sur la placette bordant sa maison. Pas triomphale l’arrivée ! En effet, sa voisine, étendait son linge. Pourtant myope comme une taupe, à sa vue elle hurla et ventre à terre fit feu des deux fuseaux.

Toute honte déjà bue, et bien bue, cela ne le perturba guère... Au point où il en était !...

Il freina pile devant la Twingo noire. “Merde ! Anne n’était pas encore partie.”

8h15mn :

A pas de loup, Victor s’est glissé dans le garage. Sur son support, il a posé son vélo, rescapé de l’apocalypse (selon Gros Jean !)

Seule la cabine de douche pouvant justifier sa totale nudité, il s’y est réfugié au plus vite, s’inondant de gel douche.

Maintenant le jet puissant lui cingle le corps. Le lave de cette scabreuse et méprisable aventure. Victor frotte, astique, récure, décrasse... Se purifie à grande eau. S’évertue à effacer ce quart d’heure de salissure infâmante.

Rétroactive, la peur revient. “La vache, j’aurais pu y laisser ma peau !... songe-t-il pris d’un irrépressible tremblement. Il se voit gisant au pied de l’escalier. Mort ou agonisant dans une flaque de sang. Et toujours en tête cette lancinante et obsédante question : “Mais où es-tu donc passée Alice ?”

Pincement au coeur. A travers l’eau qui fouette la vitre, Anne est apparue. Plantée dans l’encadrement de la porte. Les bras croisés, le visage fermé. Elle l’observe.

- Déjà là, Vic ?

Le ton est sarcastique. Victor qui cache sa honte et ses mensonges sous une impressionnante couche de mousse, hésite à répondre. Sans attendre, Anne a lancé, cinglante.

- Tu écouteras ton portable... T’as un message important ! Deux, même, avec le mien. Tu vas voir, c’est croustillant !

Puis sèchement, elle a tourné les talons.

Victor a coupé l’eau. Entendu claquer la porte. Puis la Twingo démarrer.

Il s’est alors précipité dans le salon.

Au centre de la table, bien en évidence : son téléphone portable. Fébrile, il le saisit. Trois coups de pouces. Huit, huit, huit et OK. “Voilà c’est bon !”

Une voix nasillarde :

“Bonjour, vous avez deux nouveaux messages. Premier message reçu aujourd’hui à zéro heure dix minutes :

Totor c’est moi, Alice ! Il est minuit... Je me tords de douleur... L’appendicite je pense. J’ai peur ! J’ai appelé Gros Jean... Une chance, il est tout près ce soir... enfin... à Grenoble. Si ça empire, il viendra. Une heure au plus et il sera là pour m’emmener aux urgences. Donc mon Totor, demain matin pas de “Pirate des îles”. Ok, t’as compris ?... Je te tiendrai au courant dès que possible. Pense à moi. Ciao ! Ciao mon pirate. »

- Merde ! Merde ! Merde ! a gueulé Victor, qui anéanti, se laisse choir couvert de mousse dans le fauteuil de cuir.

Maintenant tout est clair.

Coup de doigt sur la touche 3 pour effacer. Puis nouvelle écoute.

“Second message reçu aujourd’hui à 8h10 minutes :

Cette fois, c’est moi Anne !... Tu me prends pour une conne ou quoi ? Totor le pirate des îles !... non mais !... j’hallucine ! C’est pitoyable ! Et puis je vais te dire, tes longues sorties d’entrainement, ça fait longtemps que je les sais bidon ! Pas la peine d’être équipé comme un pro et ne pas penser que le compteur de guidon sophistiqué dont tu es si fier, peut- être le pire des mouchards ! C’est nul ! Chaque soir figure- toi, j’appuie sur le bouton rouge. Il me donne tes kilomètres parcourus. Immuablement s’affiche : 1,6 Km. Soit deux fois 800 mètres !... Tu me suis mon chéri ?... C’est un remake de “Mensonges et trahisons” sans doute ?... Quand tu pars rouler rasé parfumé, tu crois que je suis dupe !

La fin du message est lapidaire. Menaçante surtout :

“On reparlera de tout ça ce soir ! Salut !

- Wouah ! a hurlé “le pirate des îles” en éclatant au sol son téléphone. Saloperie de progrès de merde !...

Accablé, il se voit dans la glace du salon. Nu. Encore nu. Toujours nu.

Hier c’était la “Gay Pride”, pense-t-il un triste sourire aux lèvres. J’avais juste un peu de retard sur le défilé.”

Sur tout son corps, des paquets de mousse savonneuse. Sur sa tête aussi... comme une grosse barbe à papa. Grotesque !

“Ah ! il est sexy “le pirate des îles”, songe-t-il consterné.La vache!Ce soir, ça va etre ma fete……


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